Alain Crosnier nous avait habitué à traiter en profondeur tous les appareils français engagés en Indochine et en Afrique du Nord. Cette fois, il s attaque à ceux qui n’ont pas pu être engagés, faute de suite dans le programme. 
Et, comme on peut s’y attendre, ils sont souvent parmi les plus intéressants.

  C’’est très tôt, dès le 8 mai 1945, lorsque des P-39 Airacobra sont envoyés en reconnaissance, des B-26 Marauder engagés en vols d’intimidation et que l’on avait dû dépêcher, en hâte depuis Meknès, quelques A-24 Dauntless pour réprimer les premières émeutes nationalistes dans le nord Constantinois, que l’armée de l’Air s’était rendu compte qu’il lui manquait cruellement un appareil d’appui spécifique dans les premières heures de ce qui allait devenir la guerre d’Algérie.
 L’activité insurrectionnelle allant en s’augmentant en Algérie, l’armée de l’Air avait eu recours à divers expédients pour ce qu’on appelait alors des opérations de police: en tout premier lieu, les T-6 armés de l’école de Meknès; puis, successivement, les appareils de chasse lourde F-47
Thunderbolt, Vampire et Mistral.
  Après un rapide survol des appareils utilisés pour les missions anti-insurrectionnelles en outre-mer, (
Vanneau, Alcyon, T-6, SIPA 111) ainsi qu un résumé de leurs insuffisances, l’auteur en arrive rapidement à plusieurs projets: il s’agit soit de projets abandonnés ou qui n’ont jamais vu le jour comme le Potez 75 ou le Barougan, l’ Epervier ou le SIPA 1100, le Communauté, le Spirale ou l’ Hirondelle; soit de versions « COIN » d’appareils opérationnels tels que le Noratlas Nor-Pom, le HD.321, les hélicoptères Corsaire, Mammouth ou Pirate

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